Première page | <<< | 1 | 2 | >>> | Dernière page
3 millions de téléspectateurs pour Elle s'appelle Sabine

Excellent résultat pour le documentaire de Sandrine Bonnaire, Elle s'appelle Sabine. Un peu plus de 3 millions de téléspectateurs ont fait le choix de regarder France 3 vendredi dernier !

En guise de comparaison, le rugby (Angleterre - Afrique du sud) a réuni 7,4 millions de personnes.

Pour ceux qui auraient manqué ce rendez-vous, le film sera rediffusé dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 à 3h10, même chaîne.

Voir la page consacrée au film sur le site de France 3.

 
Elle s'appelle Sabine - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
Elle s'appelle Sabine sur France 3 !

 

Information importante concernant le film le plus touchant du dernier Festival de Cannes, présenté dans la sélection Quinzaine des Réalisateurs !

Le documentaire Elle s'appelle Sabine, signé Sandrine Bonnaire sera diffusé vendredi 14 septembre à 20 h 50 sur France 3 ! C'est un bijou de tendresse, à ne manquer sous aucun prétexte !

Le film sera suivi d'un débat avec Sandrine Bonnaire mené par Mireille Dumas. Les motivations de la comédienne (vue récemment dans Je crois que je l'aime et Demandez la permission aux enfants) pour mener à bien ce projet.

Un portrait sensible de Sabine Bonnaire, autiste de 38 ans, réalisé par sa s'ur la plus proche. Récit de son histoire à travers des archives personnelles, filmées par la comédienne sur une période de 25 ans, et témoignage de sa vie aujourd'hui dans une structure adaptée.

Le documentaire évoque une personnalité attachante, dont le développement et les dons multiples ont été broyés par un système de prise en charge défaillant. Après un passage tragique de cinq longues années en hôpital psychiatrique, Sabine reprend goût à la vie - même si ces capacités restent altérées - dans un foyer d'accueil en Charente. Démonstration par l'exemple de la pénurie de centres spécialisés et ses conséquences dramatiques. 

Un joli coup pour France 3 et une chance pour le plus grand nombre, puisque le film sortira en salles en janvier 2008.

 
Elle s'appelle Sabine - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
Remember les Hots d'Or...

On s'encanaille le temps d'un article afin d'évoquer le souvenir des Hots d'Or. De 1992 à 2001, cette cérémonie à la gloire du cinéma X s'est tenue dans le sillage du Festival de Cannes. Pour le meilleur et pour le pire !

Au début des années 90, le magazine Hot Vidéo propose à ses lecteurs le concept des Hots d'Or. Ils peuvent voter afin d'élire leur film "de genre" favori, mais aussi le meilleur réalisateur, le meilleur scénario... Sans oublier l'acteur et l'actrice de l'année. La voix du public compte pour 80 % de la décision. Un Jury de spécialistes complétait le dispositif.

Zara Whites, rendue célèbre par Joy et Rêves de cuir...

Fondateur du magazine, Frank Vardon choisit de profiter de la visibilité cannoise et programme sa cérémonie à Cannes pendant le Festival du Film. Les premières années, l'ambiance est bon enfant. Canal Plus n'hésite pas à envoyer ses animateurs (après tout le Journal du Hard c'est de chez eux). Il est presque de bon ton d'être vu aux Hots d'Or. A cette époque, le hard sort un peu de l'ombre, et les Stars du milieu trouvent une belle exposition médiatique "généraliste": Zara Whites, Tabatha Cash, Draghixa ou Laure Sainclair font les belles heures de l'événement. Chez les hommes, Rocco Siffredi et Christophe Clark montent au premier plan. Ca les change des gros vous me direz...

Rocco Siffredi. Rezo Films

Rocco Siffredi a tourné deux fois avec Catherine Breillat

Tandis que les noms se succèdent au palmarès, les Hots d'Or finissent par agacer un certain nombre de personnes. De plus en plus exposée, la manifestation fait presque de l'ombre au Festival de Cannes. La cérémonie est priée de faire ses valises et se retrouve dans la périphérie cannoise, à Mandelieu. Un hôtel au bord de mer accueille le petit monde du porno. Les Hots, c'était la récréation de l'année, J'y pensais dès le mois de janvier. Je me faisais faire une robe sur mesure pour la cérémonie explique Dolly Golden (consacrée à deux reprises meilleure starlette) dans un article de Max daté de 2003. Même nostalgie pour Laura Angel, (meilleure actrice X européenne en 2000) : Cannes te donne l'impression d'être une vraie star. Les gens viennent te demander des autographes, ils te prennent en photo, comme si tu étais une actrice hollywoodienne.

Jenna Jameson, multi "Hot d'Orisée" !

Malheureusement, la cérémonie perd progressivement son image sympathique et retombe dans le ghetto X. Il y avait quelque chose de pourri au royaume du sexe. L'acteur Jean-Pierre Armand l'explique toujours dans Max): La cérémonie est devenue une mascarade qui ne reflétait plus les goûts du public, mais les intérêts de certains. Ce sont les producteurs qui achetaient le plus de pubs dans la revue qui étaient nominés. Sans négliger le fait que des producteurs peu scrupuleux profitaient de leur venue à Cannes (enfin Mandelieu) pour tourner quelques pornos opportunistes dans des villas ou sur des yachts loués pour l'occasion. Des dizaines de starlettes sans pudeur finissaient par lasser les observateurs les plus aguérris.

En 2001, les Hots d'Or (parainés par Larry Flynt) osent une opération de la dernière chance en revenant dans un style "commando" à Cannes. La cérémonie prévue à l'hôtel Noga Hilton fait long feu: durant la présentation à la presse, des vigiles mettent tout le monde dehors. Pathétique fin de l'histoire... 

Ovidie (à droite) apparaît dans Le pornographe de Bertrand Bonnello

Depuis, les business-men du X continuent de faire leurs emplettes à Cannes, mais on ne célèbre plus les films et actrices de l'année écoulée. Restent les souvenirs (pour les amateurs)... Meilleur film européen 1995 pour Citizen Shane ou encore le Hot d'Or d'honneur remis à Ovidie en 2001.

Heureusement (?), le sexe n'a pas totalement disparu de la Croisette. En dépit de son froid (légitime) avec les Hots d'Or, le Festival - aux travers de ses différentes sélections - rend régulièrement hommage aux plaisirs (parfois tristes) de la chair: Le Pornographe de Bertrand Bonnello, Shortbus de John Cameron Mitchell, Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas, The Brown bunny de Vincent Gallo ou Irréversible de Gaspard Noé nous le rappellent. Il y aussi ceux qui viennent du porno pour finir à la Quinzaine des Réalisateurs: HPG pour son film On ne devrait pas exister.

 
Sunshine dans les salles

Décidément, Danny Boyle est un touche à tout. Après le cultissime Trainspotting (présenté Hors Compétition à Cannes en 1996), l'aventure exotique (mais un peu vaine) de La Plage, les zombies adeptes du 100 mètres de 28 jours plus tard et les embrouilles tragi-comiques de deux gamins dans Millions, le voici embarqué dans un film de science-fiction: Sunshine.

Hiroyuki Sanada, Chris Evans, Michelle Yeoh, Rose Byrne, Benedict Wong, Troy Garity et Cillian Murphy. Fox Searchlight Pictures

En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l'activité solaire.
Mais à l'approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu sept ans auparavant.
Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité.

On aurait pu craindre un nouveau Mission to Mars ou pire une nouvelle Planète rouge avec un arrière goût d'Armageddon, mais le traitement du réalisateur anglais change la donne. Déjà, c'est beau à voir. En plus des effets spéciaux (et spatiaux) le travail sur les costumes et les décors est une réussite et on se retrouve plongé dans un contexte crédible. Ensuite, on ne s'ennuie pas même si l'action ne surgit pas à tous les instants. De fait, les protagonistes "existent", emmenés par un Cillian Murphy impeccable. Ils sont aussi aidés par un bon scénario sous l'influence (légère) de classiques comme Solaris et 2001. Pas de doute, le film mérite le voyage.



Tu dois activer le JavaScript pour afficher cette vidéo.


 
Anna Nicole Smith au MIF...

L'opportunisme, ça existe aussi au cinéma (et pas qu'un peu). On a souvent l'occasion de s'en rendre compte lors du Marché du Film de Cannes (qui a lieu en même temps que le Festival). Nouvelle preuve avec l'annonce que l'actrice Anna Nicole Smith sera "présente" à Cannes dans le film Illegal Aliens.

Si vous êtes à jour de la rubrique people, vous savez sans doute que la blonde Anna Nicole Smith est décédée à l'âge de 39 ans des suites d'une overdose le 8 février dernier. Elle avait beaucoup fait parler d'elle par le passé: mariage avec un milliardaire très âgé, figure d'un reality show bien trash... Bref, la vie haute en couleurs d'une bimbo.

Normal que quelques producteurs fauchés, avides de mettre un "nom" sur une affiche aient sollicité Anna Nicole. Elle joua donc dans une demi-douzaine de films, et pas les meilleurs. Son dernier effort s'intitule donc Illegal Aliens produit par Edgehood Studios et distribué par MTI home vidéo. Encore inédit, il tentera de trouver preneur à Cannes, évidemment en se limitant au marché du direct-to-dvd. Peut être que le statut de "dernier film" de Miss Smith fera monter les tarifs...

L'histoire ? C'est une sorte de Charlie's angels planté dans un univers de science-fiction. Le trailer ne laisse pas planer de doutes, ce sera cheapo discount avec effets spéciaux foireux à gogo et acteurs de troisième zone en action.

 
Luc Besson: Cannes en banlieue ?

Luc Besson - via sa société Europa Corp. - propose une initiative plutôt sympa dans le cadre du 60 ème anniversaire du Festival de Cannes (du 16 au 27 mai). En effet, il entend mettre en place des projections gratuites en plein air dans les banlieues. Dans un endroit différent chaque soir, un grand écran gonflable sera installé et un film de la Sélection Officielle sera projeté. 

Luc Besson souhaite que chacun puisse voir le spectacle de sa fenêtre, et que les voisins n'hésitent pas à se rassembler. L'autre objectif, c'est de rendre la culture plus accessible aux jeunes issus de quartiers populaires. Reste à connaître les lieux et les films choisis.

Si tout cela se confirme, Luc Besson marquera un point à mes yeux... Parce que franchement, ses films ciblés banlieue (Yamakasi, T4xi, B13) font pas avancer grand chose !

 
Goodbye Bafana

Goodbye Bafana sort en salles ce 11 avril. Il s'agit de la dernière réalisation en date du réalisateur danois Bille August. Ce dernier est tout de même double Palme d'Or à Cannes. En 1988 pour Pelle le conquérant et en 1992 pour Les meilleures intentions. Depuis, il y a eu l'intriguant Smila, sense of snow mais aussi la malheureuse adaptation des Misérables.

Le nouveau film de Bille August est l'adaptation des mémoires de James Grégory. Cette homme a été pendant plus de 20 ans - des années 60 à sa libération en 1990 - le geolier de Nelson Mandela. On suit donc l'histoire d'une relation unique, avec en toile de fond l'apartheid frappant l'Afrique du Sud d'alors.

James Gregory est interprété par Joseph Fiennes (un piètre acteur à mes yeux, qu'il apparaisse dans le surévalué Shakespeare in love ou dans le pitoyable Feu de glace). Sa femme, par la future maîtresse de Cérémonie du Festival 2007, Diane Kruger. Enfin Dennis Haysbert (Président dans la série 24 et jardinier dans Loin du paradis) campe Nelson Mandela.

La critique est plutôt bonne, même si la BA m'inquiète à nouveau quant à la performance de Joseph Fiennes. Après Catch a fire (signé Philip Noyce avec Tim Robbins) sorti il y a peu, l'apartheid est à nouveau dénoncé par un réalisateur talentueux.



Tu dois activer le JavaScript pour afficher cette vidéo.


 
Les châtiments en ligne de mire

Le 18 avril sortira Les châtiments (The reaping) avec Hilary Swank. Elle incarne Katherine Winter, spécialiste des événements paranormaux qui se rend dans une petite ville texane pour enquêter sur des phénomènes étranges ayant un rapport avec les Dix Plaies de la Bible, une forme de bouleversement par Dieu des lois de la nature. Autant dire qu'on y va fort mais religion et fantastique fait toujours bon ménage avec Hollywood, il n'y a qu'à penser à Stigmata ou L'exorcisme d'Emily Rose...

J'aime bien la tagline... il fallait ajouter "Le fromage ou le dessert" tant qu'on y était !

Le box office US n'a pas sourcillé pour autant: 12 millions de dollars pour un premier week-end, ça fleure bon le flop. Il faut dire que les critiques sont particulièrement sévères: le site Rottentomatoes le crédite d'un pitoyable 8 %. Ca risque fort d'être un nouveau navet de prestige pour la double Oscarisée Hilary (elle avait déjà le gratiné The Core à son actif).

Et comme on ne parle de rien sans rapport avec Cannes, on signale que c'est réalisé par le plutôt bon d'ordinaire Stephen Hopkins. Il a été deux fois présent à Cannes, en 2000 Hors Compétition avec Suspicion et en 2004 avec Moi, Peter Sellers. Parfois, faut bien payer ses impôts...



Tu dois activer le JavaScript pour afficher cette vidéo.


 
Première page | <<< | 1 | 2 | >>> | Dernière page